Risque aérien: liste noire des compagnies aériennes interdites en Europe

Compagnies aériennes Le mardi 14 juillet dernier, la Commission Européenne a mis à jour la liste noire des compagnies aériennes interdites dans l'Union Européenne. La principale nouveauté est que cette liste désigne comme non autorisées des compagnies dont l'organisme de certification est l'état: ainsi en est il pour l'Afrique, de l'Angola (à l'exception de la TAAG, compagnie nationale), du Bénin, de la République Démocratique du Congo (RDC), de la Guinée Equatoriale, du Libéria, du Gabon à l'exception de trois compagnies, de la Sierra Leone, du Swaziland, de la Zambie,pour l'Asie, de l'Indonésie, à l'exception de quatre compagnies dont la compagnie nationale, Garuda, pour l'Asie Centrale de la République du Kazakhstan, à l'exception d'Air Astana, de la République Kirghize. A cette liste s'ajoute celle de transporteurs aériens faisant l'objet de restrictions d'exploitation dans la Communauté.
La France a publié sa propre liste de transporteurs français et étrangers autorisés et interdits à desservir le pays. A noter que "à ce jour, 4 compagnies aériennes possèdent le label "Horizon Assess Air" créé à l’initiative de la France : "Aigle Azur", "Air Méditerranée", "Europe-Airpost" et "XL Airways France". Ce label est délivré par l’organisme labellisateur, "Afnor Certification" et attribué aux compagnies sur la base du respect de 3 critères : garantie de sécurité, de transparence et de qualité", selon le site français service public.


Risque sanitaire: virus H1N1, de la simple grippe en avril à la pandémie en juillet.

 

H1n1_20090703_1100  A la date du samedi 4 juillet, selon le dernier bulletin de l'O.M.S , ce sont 53 pays qui sont aujourd'hui touchés par le virus A/H1N1 et plus de 89900 personnes contaminées. Ces chiffres augmentent régulièrement de semaine en semaine, qui ont amené l'OMS en juin dernier à passer au niveau 6 de l'alerte, celui relatif à l'annonce de la pandémie : plus de 380 personnes sont à ce jour décédées dans le monde dont 129 au Mexique, où vient de se tenir le dernier congrés de l'OMS à Cancun , pays d'origine du virus qui compte aujourd'hui près de 10000 cas. Ce sont les Etats Unis et le Canada qui sont le plus affectés après le Mexique, avec respectivement plus de 33900 et 7983 cas répertoriés.
Le virus s'est également répandu en Europe , en particulier en Espagne qui compte 760 cas avérés, suivi de la Grande-Bretagne (7447), la France (370), l’Allemagne (plus de 400), l’Italie (130).
L'Asie  avec, en particulier 1446 cas au Japon  , qui vient de confirmer le premier cas de résistance au Tamiflu, n'échappe pas au virus et de graves menaces pèseraient sur le continent africain . L'OMS aurait promis la fabrication d'un vaccin cet été qui pourrait être distribué à la fin de l'année.

La France aurait décidé de débourser près d'un milliard d'euros pour cent millions de doses de vaccins pour immuniser tous les français à l'automne, ce que vient de confirmer la ministre de la santé française, Roselyne Bachelot.
Pour les voyageurs il convient de s'informer auprès des organismes officiels comme celui du gouvernement français ou les sites de professionnels , ou d'institutionnels tout en restant vigilant sur le virus de la grippe aviaire. Vous en trouverez ci joint les sites principaux d'information dont la plupart traite également de la grippe A.


Risque sanitaire: la France envisagerait d'immuniser à l'automne sa population contre la grippe A (virus H1N1) qui continue à se propager

  H1N1map20090601 A la date du lundi 1er juin, selon le dernier bulletin de l'O.M.S , ce sont 53 pays qui sont aujourd'hui touchés par le virus A/H1N1 et plus de 15500 personnes contaminées. Ces chiffres augmentent régulièrement de semaine en semaine:
99 sont à ce jour décédées dans le monde dont 75 au Mexique , pays d'origine du virus qui compte aujourd'hui près de 5029 cas. Ce sont les Etats Unis et le Canada qui sont le plus affectés après le Mexique, avec respectivement plus de 8975 et 1336 cas répertoriés.
Le virus s'est également répandu en Europe , en particulier en Espagne qui compte 178 cas avérés et 35 décés, suivi de la Grande-Bretagne (203), la France (26), l’Allemagne (28), l’Italie (29).
L'Asie avec, en particulier 370 cas au Japon n'échappe pas au virus et de graves menaces pèseraient sur le continent africain. L'OMS aurait promis la fabrication d'un vaccin cet été qui pourrait être distribué à la fin de l'année.

La France aurait décidé de débourser près d'un milliard d'euros pour cent millions de doses de vaccins pour immuniser tous les français à l'automne selon le Journal du Dimanche (JDD)
Pour les voyageurs il convient de s'informer auprès des organismes officiels comme celui du gouvernement français ou les sites de professionnels , ou d'institutionnels tout en restant vigilant sur le virus de la grippe aviaire. Vous en trouverez ci joint les sites principaux d'information dont la plupart traite également de la grippe A.


Risque sécuritaire: la piraterie maritime place le golfe d'Aden sous les feux de la rampe...

LE FIGARO 15 AVRIL 09 PIRATERIE20090415PHOWWW00108 En 2008, sur un total de près de 300 actes recensés dans le monde, 95 se sont produits le long des côtes somaliennes, soit une augmentation de 200%. Sur les 14 incidents relatés en avril par l'IMB reporting centre, 13 ont eu lieu au large de la Somalie, un seul a été répertorié au large de l'Indonésie.Le 10 novembre 2008 a été créée la force ATALANTE, opération navale de l'Union Européenne contre la piraterie, qui regroupe officiellement, par ordre alphabétique, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Gréce, les Pays Bas, le Royaume Uni, la Suède. Cette alliance a été constituée pour tenir compte du déplacement du centre de gravité des opérations de piraterie du détroit de MALACCA vers le golfe d'ADEN, où les attaques se multiplient. Pour protéger surtout "les navires de commerce qui passent par le golfe d'Aden. Vingt mille bâtiments marchands..."y "...circulent chaque année....par où passent 30% de l'approvisonnement pétrolier de l'Europe", comme le précise le mensuel le Spectacle du Monde du mois de mars dans un article bien documenté intitulé "Piraterie: pavillon noir sur l'océan".

 Le quotidien français le FIGARO dans son édition du 15 avril dernier (voir illustration ci jointe), souligne que "le butin des pirates somaliens se monte désormais à 18 navires et près de 300 marins".Le 27 mars, le magazine télévisé THALASSA a consacré une émission de 110 mn sur ce sujet d'actualité, détaillant les opérations en cours, mais aussi présentant les pirates et leurs bases installés sur cette côte d'Afrique de l'Est, en état d'instabilité permanente pour la SOMALIE en particulier et pour les deux pays qui y ont fait sécession, le SOMALILAND et le PUNTLANDnouveau royaume des pirates.
Nul ne peut dire combien de temps va durer cette véritable guerre, ni combien de temps les flottes européennes vont pouvoir maintenir leur pression sur une zone de surveillance de 2 millions de km2!
Il faut espérer que les gouvernements européens ont mis leurs plus fins diplomates au travail pour régler ce problème maritime dont la solution est...sur terre et qui passe par la résolution diplomatique du conflit existant entre les "pays" dissidents et leur mère somalienne.Il faut regarder avec attention les conclusions de la Conférence de Bruxelles qui s'est tenue jeudi 23 avril sous l'égide des Nations Unies et qui a réuni les donateurs de l'Union Européenne et de l'Union africaine, pour savoir quelle solution a été envisagée.


Risque pays: quels risques géopolitiques en 2009?

Nicolas Baverez, économiste, historien, disciple de Raymond Aron, a signé un article dans le Figaro Magazine du 27 décembre 2008 intitulé "2008, l'année de toutes les crises".
Cette année, écrit il, "marque donc la fin d'un cycle économique...creuse les lignes de faille divisant la planète et souligne la vulnérabilité des nations et des continents les plus faibles ".
Les conséquences de la crise financière de 2008, trouvent leurs principales illustrations dans les exemples ci dessous qui trouveront leur prolongement, voire leur expression en  2009:

  • poursuite de la montée du terrorisme: avec les attentats récurrents du Pakistan, de l'Afghanistan et de l'Inde, dont les experts pensent que ceux de Mumbai sont l'équivalent pour l'Inde de ceux qu'ont connus les Etats Unis le 11 septembre 2001.
  • instabilité due à la faiblesse des Etats rongés par des facteurs externes et internes: montée de l'islamisme radical (Pakistan, Irak, Kosovo...), actes de piraterie (Somalie),  guerres civiles (Congo), conséquences de la corruption (Thaïlande), craintes pour la sécurité des états ( conflit israëlo palestinien) etc.

Accusé souvent de pessimisme, Nicolas Baverez ne manque pourtant pas de mettre en évidence que de ce "chaos" va naître un monde nouveau, le "monde multipolaire du XXIème siècle", dont les prémisses se font déjà sentir: naissance de l'Europe comme acteur clé aux cotés des Etats Unis et de la Chine, élection de Barack Obama, élargissement du G8 en G 20 ...


Lutte contre la piraterie maritime: l'Union Européenne s'engage

Aleqm5jnpmcvmmmjxtijscbvqlikywxofa Dans son dernier relevé, l'International Maritime Bureau (IMB)Piracy Reporting Center fait état de plus de 199 actes de piraterie recensés dans les neuf premiers mois de l'année 2008. Au global ce sont plus de 580 membres d'équipages qui ont été pris en otage, 9 tués, 9 kidnappés, 7 disparus, présumés morts.
Devant l'augmentation drastique de ces attaques, l'Union Européenne a décidé de réagir de façon commune en prenant une décision historique, le lundi 10 novembre 2008: la création de l'Opération Eunavfor Atalanta . Elle s'appliquera au golfe d'Aden et à la Somalie, la région la plus sensible pour les navires européens. S'appuyant sur la résolution 1838, rédigée par la France et adoptée à l'unanimité en octobre dernier par les quinze membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, qui "appelle tous les Etats intéressés par la sécurité des activités maritimes à prendre une part active dans la lutte contre la piraterie au large des côtes de la Somalie, en particulier en déployant des navires et des avions militaires", les ministres de la Défense de l'Europe ont ainsi décidé la première opération aéronavale de leur histoire.
Cette force, qui complètera le dispositif actuel comme le précise l'article de l' Agence France Presse,  devrait être opérationnelle d'ici le mois de décembre.

L'Allemagne, la France, le Royaume Uni et l'Espagne auraient déjà annoncé leur intention d'y participer.


Risque aérien: consultez la liste des compagnies "noires"!

Illu_home La commission Européenne vient de faire paraitre la dernière mise à jour, en date du 27 juillet dernier, de la liste des compagnies aériennes qui font l'objet d'une interdiction d'exploitation générale dans la communauté" . Cette liste, en même temps qu'un avertissement aux États concernés, est surtout une aide précieuse pour tous les passagers désireux d'avoir des informations officielles sur les compagnies peu sûres.
Cette année encore le continent africain démontre qu'il est le plus affecté par les critiques avec de nombreux pays mis à l'index: République Démocratique du Congo, Gabon, Soudan, Guinée Équatoriale, Angola. L'Asie avec le cas de l'Indonésie est également montrée du doigt tout comme l'Afghanistan et certains pays de l'Europe de l'est, comme la république Kirghize.
A noter la création d'un nouveau site destiné aux voyageurs qui fait un classement actualisé des bonnes et moins bonnes compagnies aériennes, utile dans ces périodes estivales, dont l'intitulé est "securvol, la sécurité des compagnies aériennes dans le monde".


Rapport mondial 2008 sur les drogues: des progrès en trompe l'oeil!

Thumbnail_cover_wdr08 On pourrait se réjouir de certaines des conclusions du rapport 2008 sur les drogues publié par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC)   en juin dernier.
Mais au delà des conclusions rassurantes (stabilisation à long terme des marchés mondiaux, superficie totale des surfaces consacrées inférieures à celles enregistrées en 1998, stabilité de la demande, endiguement apparent des marchés mondiaux, stabilité des taux de mortalité par rapport aux taux de décès dûs au tabac etc.), l'expression des faits ne peut qu'entretenir des inquiétudes sur l'avenir.
En effet, il convient de noter comme l'exprime dans son introduction le rapport et le communiqué de presse :

  • l'augmentation des cultures du cocaïer et des opiacés,
  • une hausse considérable de la culture mondiale du pavot à opium en Afghanistan et au Myanmar (doublement de la production par rapport à 2005),
  • une hausse apparente des usagers d'opium, cannabis et opiacés,
  • un endiguement menacé du marché mondial,
  • l'évolution des circuits traditionnels d'approvisionnement en raison de la demande forte de cocaïne en Europe et des mesures d'interceptions sur les circuits traditionnels. Il en résulte l'apparition de nouveaux marchés et de nouveaux circuits dans les pays en développement, sur le continent africain en particulier, Afrique de l'Ouest et Guinée Bissau surtout, qui serait devenue une "plaque tournante du trafic de cocaïne" comme le révèle le Figaro dans son édition du 26 juin 2008.

Ce rapport 2008 que l'on peut trouver en français sur le site, présente un intérêt supplémentaire, en dehors de ces conclusions: il détaille les différents types de marchés actuels par spécificité: opium héroïne, coca cocaïne, cannabis, marché des stimulants de type amphétamines (STA): des marchés qui ont, malheureusement, en dépit des efforts des pouvoirs publics internationaux et nationaux pour les éradiquer, de l'avenir.


Risque social: conséquences sociales de la pénurie mondiale de denrées alimentaires

Meutes_de_la_faim_15_04_2008 L'augmentation brutale des prix des matières premières agricoles et donc des produits de première nécessité ont conduit les dirigeants des pays concernés à lancer un signal d'alarme. Dans un article daté du 15 avril 2008, le quotidien français le Figaro dresse la carte (reproduite ci dessus) des pays qui sont déjà atteints par des mouvements sociaux qui ne pourraient qu'augmenter si des mesures drastiques ne sont pas prises comme l'exprime le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (F.A.O), cité dans l'article:" les émeutes de la faim risquent de s'étendre si les dirigeants mondiaux ne prennent pas de mesures radicales".
Les causes de cette crise sont multiples: augmentation du cours du riz (plus de 40% en trois jours), hausse mondiale du prix des  céréales,  pénurie de pain,  production massive de bioéthanol  par les américains, décision de certains pays producteurs de réduire leurs exportations.
Toutes les régions du monde sont touchées:

  • le Moyen Orient et l'Afrique: Jordanie, Egypte, Mauritanie, Sénégal,
  • l'Asie: Thaïlande, Cambodge,
  • l'Amérique du sud et Amérique centrale: Argentine, Salvador, Nicaragua, Guaremala, Haïti.

Des éléments plus précis sont exposés dans l'édition des Echos  du 18 avril  et auparavant du 11 avril et du 16 avril.
Pour tenter de résoudre la crise, le secrétaire général de la FAO a convoqué à Rome un sommet mondial sur la sécurité alimentaire  du 3 au 5 juin prochain.


Evaluation de la menace: les contraintes sécuritaires imposées par les Etats Unis exaspèrent les entreprises de transport

Srete_securite_transports_4697006 Deux aspects sont à considérer dans l'analyse intitulée "Sûreté et sécurité freinent l'acheminement"parue dans le quotidien économique français les Echos. Dans son dossier transports du mardi 11 mars 2008, l'auteur met en évidence d'une part les procédures qui obligent les transporteurs à appliquer des mesures de plus en plus drastiques, d'autre part les menaces qui pèsent sur les "chaînes d'échanges mondialisées".
Un constat tout d'abord: ces règles sont imposées par les États Unis et s'apparentent de plus en plus à "des barrières non tarifaires ". Ces mesures, résume dans son éditorial Philippe Bonnevie, délégué général de l'Association des Utilisateurs de Transport de Fret (AUTF), "...pénalisent la compétitivité de nos industries par des surcoûts logistiques et surtout détériorent la qualité de service due par les industriels à leurs clients".
Deuxième constat: cette règlementation s'applique à tous les transporteurs, maritimes, routiers et aériens au travers de textes qui s'imposent pour le transport maritime à 148 pays et pour tous les pays adhérents à l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) pour le transport aérien, relayés par les textes européens dans les modalités d'application. L'Europe est accusée par les professionnels de ne pas s'opposer à ces mesures unilatérales et de ne pas faire de contrepropositions pour défendre les transporteurs, de plus en plus pénalisés financièrement: plus "d'un milliard de dollars en mise initiale puis 730 millions par an pour les armateurs....entre 5 et 10 par an pour les clients du fait des surcoûts liés aux retards!"
Pour ce qui est des menaces, le tableau ci joint, extrait de l'article, localise sur la carte les points sensibles susceptibles d'être affectés par:

  • le risque sécuritaire avec la piraterie maritime: une localisation plus précise sur cette carte satellite de l'ICC (International Chamber of Commerce), du département des affaires maritimes, montre bien que l'Asie du sud est et les côtes est de l'Afrique sont les plus touchées,
  • le risque terroriste susceptible d'affecter les canaux de Panama et de Suez ainsi que le golfe persique,
  • le risque sanitaire avec la flambée de la grippe aviaire, comme l'indique la dernière mise à jour en date du 18 mars dernier de l'Organisation Mondiale de la Santé,
  • le risque souverain qui pourrait amener l'Iran à décider de pratiquer des sanctions commerciales à l'encontre de certains pays.

La mondialisation des échanges augmente bien sûr les risques de tous ordres, mais ne faudrait il pas que l'Europe procède d'abord à une analyse fine des menaces pouvant réellement peser sur ces secteurs du transport afin de contraindre l'administration américaine à adapter ses réglementations excessives à la réalité de la menace pour que l'économie mondiale "déjà éprouvée puisse continuer à fonctionner" normalement?