Risque sanitaire: virus H1N1, de la simple grippe en avril à la pandémie en juillet.

 

H1n1_20090703_1100  A la date du samedi 4 juillet, selon le dernier bulletin de l'O.M.S , ce sont 53 pays qui sont aujourd'hui touchés par le virus A/H1N1 et plus de 89900 personnes contaminées. Ces chiffres augmentent régulièrement de semaine en semaine, qui ont amené l'OMS en juin dernier à passer au niveau 6 de l'alerte, celui relatif à l'annonce de la pandémie : plus de 380 personnes sont à ce jour décédées dans le monde dont 129 au Mexique, où vient de se tenir le dernier congrés de l'OMS à Cancun , pays d'origine du virus qui compte aujourd'hui près de 10000 cas. Ce sont les Etats Unis et le Canada qui sont le plus affectés après le Mexique, avec respectivement plus de 33900 et 7983 cas répertoriés.
Le virus s'est également répandu en Europe , en particulier en Espagne qui compte 760 cas avérés, suivi de la Grande-Bretagne (7447), la France (370), l’Allemagne (plus de 400), l’Italie (130).
L'Asie  avec, en particulier 1446 cas au Japon  , qui vient de confirmer le premier cas de résistance au Tamiflu, n'échappe pas au virus et de graves menaces pèseraient sur le continent africain . L'OMS aurait promis la fabrication d'un vaccin cet été qui pourrait être distribué à la fin de l'année.

La France aurait décidé de débourser près d'un milliard d'euros pour cent millions de doses de vaccins pour immuniser tous les français à l'automne, ce que vient de confirmer la ministre de la santé française, Roselyne Bachelot.
Pour les voyageurs il convient de s'informer auprès des organismes officiels comme celui du gouvernement français ou les sites de professionnels , ou d'institutionnels tout en restant vigilant sur le virus de la grippe aviaire. Vous en trouverez ci joint les sites principaux d'information dont la plupart traite également de la grippe A.

Risque sanitaire: la France envisagerait d'immuniser à l'automne sa population contre la grippe A (virus H1N1) qui continue à se propager

  H1N1map20090601 A la date du lundi 1er juin, selon le dernier bulletin de l'O.M.S , ce sont 53 pays qui sont aujourd'hui touchés par le virus A/H1N1 et plus de 15500 personnes contaminées. Ces chiffres augmentent régulièrement de semaine en semaine:
99 sont à ce jour décédées dans le monde dont 75 au Mexique , pays d'origine du virus qui compte aujourd'hui près de 5029 cas. Ce sont les Etats Unis et le Canada qui sont le plus affectés après le Mexique, avec respectivement plus de 8975 et 1336 cas répertoriés.
Le virus s'est également répandu en Europe , en particulier en Espagne qui compte 178 cas avérés et 35 décés, suivi de la Grande-Bretagne (203), la France (26), l’Allemagne (28), l’Italie (29).
L'Asie avec, en particulier 370 cas au Japon n'échappe pas au virus et de graves menaces pèseraient sur le continent africain. L'OMS aurait promis la fabrication d'un vaccin cet été qui pourrait être distribué à la fin de l'année.

La France aurait décidé de débourser près d'un milliard d'euros pour cent millions de doses de vaccins pour immuniser tous les français à l'automne selon le Journal du Dimanche (JDD)
Pour les voyageurs il convient de s'informer auprès des organismes officiels comme celui du gouvernement français ou les sites de professionnels , ou d'institutionnels tout en restant vigilant sur le virus de la grippe aviaire. Vous en trouverez ci joint les sites principaux d'information dont la plupart traite également de la grippe A.

Risque sécuritaire: la piraterie maritime place le golfe d'Aden sous les feux de la rampe...

LE FIGARO 15 AVRIL 09 PIRATERIE20090415PHOWWW00108 En 2008, sur un total de près de 300 actes recensés dans le monde, 95 se sont produits le long des côtes somaliennes, soit une augmentation de 200%. Sur les 14 incidents relatés en avril par l'IMB reporting centre, 13 ont eu lieu au large de la Somalie, un seul a été répertorié au large de l'Indonésie.Le 10 novembre 2008 a été créée la force ATALANTE, opération navale de l'Union Européenne contre la piraterie, qui regroupe officiellement, par ordre alphabétique, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Gréce, les Pays Bas, le Royaume Uni, la Suède. Cette alliance a été constituée pour tenir compte du déplacement du centre de gravité des opérations de piraterie du détroit de MALACCA vers le golfe d'ADEN, où les attaques se multiplient. Pour protéger surtout "les navires de commerce qui passent par le golfe d'Aden. Vingt mille bâtiments marchands..."y "...circulent chaque année....par où passent 30% de l'approvisonnement pétrolier de l'Europe", comme le précise le mensuel le Spectacle du Monde du mois de mars dans un article bien documenté intitulé "Piraterie: pavillon noir sur l'océan".

 Le quotidien français le FIGARO dans son édition du 15 avril dernier (voir illustration ci jointe), souligne que "le butin des pirates somaliens se monte désormais à 18 navires et près de 300 marins".Le 27 mars, le magazine télévisé THALASSA a consacré une émission de 110 mn sur ce sujet d'actualité, détaillant les opérations en cours, mais aussi présentant les pirates et leurs bases installés sur cette côte d'Afrique de l'Est, en état d'instabilité permanente pour la SOMALIE en particulier et pour les deux pays qui y ont fait sécession, le SOMALILAND et le PUNTLANDnouveau royaume des pirates.
Nul ne peut dire combien de temps va durer cette véritable guerre, ni combien de temps les flottes européennes vont pouvoir maintenir leur pression sur une zone de surveillance de 2 millions de km2!
Il faut espérer que les gouvernements européens ont mis leurs plus fins diplomates au travail pour régler ce problème maritime dont la solution est...sur terre et qui passe par la résolution diplomatique du conflit existant entre les "pays" dissidents et leur mère somalienne.Il faut regarder avec attention les conclusions de la Conférence de Bruxelles qui s'est tenue jeudi 23 avril sous l'égide des Nations Unies et qui a réuni les donateurs de l'Union Européenne et de l'Union africaine, pour savoir quelle solution a été envisagée.

Risque pays: quels risques géopolitiques en 2009?

Nicolas Baverez, économiste, historien, disciple de Raymond Aron, a signé un article dans le Figaro Magazine du 27 décembre 2008 intitulé "2008, l'année de toutes les crises".
Cette année, écrit il, "marque donc la fin d'un cycle économique...creuse les lignes de faille divisant la planète et souligne la vulnérabilité des nations et des continents les plus faibles ".
Les conséquences de la crise financière de 2008, trouvent leurs principales illustrations dans les exemples ci dessous qui trouveront leur prolongement, voire leur expression en  2009:

  • poursuite de la montée du terrorisme: avec les attentats récurrents du Pakistan, de l'Afghanistan et de l'Inde, dont les experts pensent que ceux de Mumbai sont l'équivalent pour l'Inde de ceux qu'ont connus les Etats Unis le 11 septembre 2001.
  • instabilité due à la faiblesse des Etats rongés par des facteurs externes et internes: montée de l'islamisme radical (Pakistan, Irak, Kosovo...), actes de piraterie (Somalie),  guerres civiles (Congo), conséquences de la corruption (Thaïlande), craintes pour la sécurité des états ( conflit israëlo palestinien) etc.

Accusé souvent de pessimisme, Nicolas Baverez ne manque pourtant pas de mettre en évidence que de ce "chaos" va naître un monde nouveau, le "monde multipolaire du XXIème siècle", dont les prémisses se font déjà sentir: naissance de l'Europe comme acteur clé aux cotés des Etats Unis et de la Chine, élection de Barack Obama, élargissement du G8 en G 20 ...

Lutte contre la piraterie maritime: l'Union Européenne s'engage

Aleqm5jnpmcvmmmjxtijscbvqlikywxofa Dans son dernier relevé, l'International Maritime Bureau (IMB)Piracy Reporting Center fait état de plus de 199 actes de piraterie recensés dans les neuf premiers mois de l'année 2008. Au global ce sont plus de 580 membres d'équipages qui ont été pris en otage, 9 tués, 9 kidnappés, 7 disparus, présumés morts.
Devant l'augmentation drastique de ces attaques, l'Union Européenne a décidé de réagir de façon commune en prenant une décision historique, le lundi 10 novembre 2008: la création de l'Opération Eunavfor Atalanta . Elle s'appliquera au golfe d'Aden et à la Somalie, la région la plus sensible pour les navires européens. S'appuyant sur la résolution 1838, rédigée par la France et adoptée à l'unanimité en octobre dernier par les quinze membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, qui "appelle tous les Etats intéressés par la sécurité des activités maritimes à prendre une part active dans la lutte contre la piraterie au large des côtes de la Somalie, en particulier en déployant des navires et des avions militaires", les ministres de la Défense de l'Europe ont ainsi décidé la première opération aéronavale de leur histoire.
Cette force, qui complètera le dispositif actuel comme le précise l'article de l' Agence France Presse,  devrait être opérationnelle d'ici le mois de décembre.

L'Allemagne, la France, le Royaume Uni et l'Espagne auraient déjà annoncé leur intention d'y participer.

Risque aérien: consultez la liste des compagnies "noires"!

Illu_home La commission Européenne vient de faire paraitre la dernière mise à jour, en date du 27 juillet dernier, de la liste des compagnies aériennes qui font l'objet d'une interdiction d'exploitation générale dans la communauté" . Cette liste, en même temps qu'un avertissement aux États concernés, est surtout une aide précieuse pour tous les passagers désireux d'avoir des informations officielles sur les compagnies peu sûres.
Cette année encore le continent africain démontre qu'il est le plus affecté par les critiques avec de nombreux pays mis à l'index: République Démocratique du Congo, Gabon, Soudan, Guinée Équatoriale, Angola. L'Asie avec le cas de l'Indonésie est également montrée du doigt tout comme l'Afghanistan et certains pays de l'Europe de l'est, comme la république Kirghize.
A noter la création d'un nouveau site destiné aux voyageurs qui fait un classement actualisé des bonnes et moins bonnes compagnies aériennes, utile dans ces périodes estivales, dont l'intitulé est "securvol, la sécurité des compagnies aériennes dans le monde".

Rapport mondial 2008 sur les drogues: des progrès en trompe l'oeil!

Thumbnail_cover_wdr08 On pourrait se réjouir de certaines des conclusions du rapport 2008 sur les drogues publié par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC)   en juin dernier.
Mais au delà des conclusions rassurantes (stabilisation à long terme des marchés mondiaux, superficie totale des surfaces consacrées inférieures à celles enregistrées en 1998, stabilité de la demande, endiguement apparent des marchés mondiaux, stabilité des taux de mortalité par rapport aux taux de décès dûs au tabac etc.), l'expression des faits ne peut qu'entretenir des inquiétudes sur l'avenir.
En effet, il convient de noter comme l'exprime dans son introduction le rapport et le communiqué de presse :

  • l'augmentation des cultures du cocaïer et des opiacés,
  • une hausse considérable de la culture mondiale du pavot à opium en Afghanistan et au Myanmar (doublement de la production par rapport à 2005),
  • une hausse apparente des usagers d'opium, cannabis et opiacés,
  • un endiguement menacé du marché mondial,
  • l'évolution des circuits traditionnels d'approvisionnement en raison de la demande forte de cocaïne en Europe et des mesures d'interceptions sur les circuits traditionnels. Il en résulte l'apparition de nouveaux marchés et de nouveaux circuits dans les pays en développement, sur le continent africain en particulier, Afrique de l'Ouest et Guinée Bissau surtout, qui serait devenue une "plaque tournante du trafic de cocaïne" comme le révèle le Figaro dans son édition du 26 juin 2008.

Ce rapport 2008 que l'on peut trouver en français sur le site, présente un intérêt supplémentaire, en dehors de ces conclusions: il détaille les différents types de marchés actuels par spécificité: opium héroïne, coca cocaïne, cannabis, marché des stimulants de type amphétamines (STA): des marchés qui ont, malheureusement, en dépit des efforts des pouvoirs publics internationaux et nationaux pour les éradiquer, de l'avenir.

Risque social: conséquences sociales de la pénurie mondiale de denrées alimentaires

Meutes_de_la_faim_15_04_2008 L'augmentation brutale des prix des matières premières agricoles et donc des produits de première nécessité ont conduit les dirigeants des pays concernés à lancer un signal d'alarme. Dans un article daté du 15 avril 2008, le quotidien français le Figaro dresse la carte (reproduite ci dessus) des pays qui sont déjà atteints par des mouvements sociaux qui ne pourraient qu'augmenter si des mesures drastiques ne sont pas prises comme l'exprime le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (F.A.O), cité dans l'article:" les émeutes de la faim risquent de s'étendre si les dirigeants mondiaux ne prennent pas de mesures radicales".
Les causes de cette crise sont multiples: augmentation du cours du riz (plus de 40% en trois jours), hausse mondiale du prix des  céréales,  pénurie de pain,  production massive de bioéthanol  par les américains, décision de certains pays producteurs de réduire leurs exportations.
Toutes les régions du monde sont touchées:

  • le Moyen Orient et l'Afrique: Jordanie, Egypte, Mauritanie, Sénégal,
  • l'Asie: Thaïlande, Cambodge,
  • l'Amérique du sud et Amérique centrale: Argentine, Salvador, Nicaragua, Guaremala, Haïti.

Des éléments plus précis sont exposés dans l'édition des Echos  du 18 avril  et auparavant du 11 avril et du 16 avril.
Pour tenter de résoudre la crise, le secrétaire général de la FAO a convoqué à Rome un sommet mondial sur la sécurité alimentaire  du 3 au 5 juin prochain.

Evaluation de la menace: les contraintes sécuritaires imposées par les Etats Unis exaspèrent les entreprises de transport

Srete_securite_transports_4697006 Deux aspects sont à considérer dans l'analyse intitulée "Sûreté et sécurité freinent l'acheminement"parue dans le quotidien économique français les Echos. Dans son dossier transports du mardi 11 mars 2008, l'auteur met en évidence d'une part les procédures qui obligent les transporteurs à appliquer des mesures de plus en plus drastiques, d'autre part les menaces qui pèsent sur les "chaînes d'échanges mondialisées".
Un constat tout d'abord: ces règles sont imposées par les États Unis et s'apparentent de plus en plus à "des barrières non tarifaires ". Ces mesures, résume dans son éditorial Philippe Bonnevie, délégué général de l'Association des Utilisateurs de Transport de Fret (AUTF), "...pénalisent la compétitivité de nos industries par des surcoûts logistiques et surtout détériorent la qualité de service due par les industriels à leurs clients".
Deuxième constat: cette règlementation s'applique à tous les transporteurs, maritimes, routiers et aériens au travers de textes qui s'imposent pour le transport maritime à 148 pays et pour tous les pays adhérents à l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) pour le transport aérien, relayés par les textes européens dans les modalités d'application. L'Europe est accusée par les professionnels de ne pas s'opposer à ces mesures unilatérales et de ne pas faire de contrepropositions pour défendre les transporteurs, de plus en plus pénalisés financièrement: plus "d'un milliard de dollars en mise initiale puis 730 millions par an pour les armateurs....entre 5 et 10 par an pour les clients du fait des surcoûts liés aux retards!"
Pour ce qui est des menaces, le tableau ci joint, extrait de l'article, localise sur la carte les points sensibles susceptibles d'être affectés par:

  • le risque sécuritaire avec la piraterie maritime: une localisation plus précise sur cette carte satellite de l'ICC (International Chamber of Commerce), du département des affaires maritimes, montre bien que l'Asie du sud est et les côtes est de l'Afrique sont les plus touchées,
  • le risque terroriste susceptible d'affecter les canaux de Panama et de Suez ainsi que le golfe persique,
  • le risque sanitaire avec la flambée de la grippe aviaire, comme l'indique la dernière mise à jour en date du 18 mars dernier de l'Organisation Mondiale de la Santé,
  • le risque souverain qui pourrait amener l'Iran à décider de pratiquer des sanctions commerciales à l'encontre de certains pays.

La mondialisation des échanges augmente bien sûr les risques de tous ordres, mais ne faudrait il pas que l'Europe procède d'abord à une analyse fine des menaces pouvant réellement peser sur ces secteurs du transport afin de contraindre l'administration américaine à adapter ses réglementations excessives à la réalité de la menace pour que l'économie mondiale "déjà éprouvée puisse continuer à fonctionner" normalement?

Religion musulmane et finance: une alliance sans risque?

March_obligations_islamiques4692747 ...Un marché porteur, en tout cas, comme le précisent les quotidiens économiques français la Tribune et les Echos, comme le montre l'illustration ci jointe extraite de l'article, dans leurs éditions des 26 et 27 février derniers. Se référant l'un et l'autre à une récente étude de l'agence de notation Moodys, ils observent le bond de 71% des émissions de sukuks (obligations islamiques) à près de 33 milliards de dollars en 2007. Une progression qui devrait se poursuivre de l'ordre de 30 et 35% par an.
Pour être acceptés et souscrits par la communauté musulmane, les produits dits islamiques doivent être compatibles avec les règles de la charia: "interdiction de percevoir un taux d'intérêt, de spéculer...nécessité pour une transaction financière d'être fondée sur un actif tangible (immeuble, aéroport, terrain etc.)", interdiction d'investir dans des industries liées au jeu, à l'alcool, ou à la transformation du porc. La conformité de ces produits est validée par un comité d'oulémas, théologiens musulmans, comme le précise un article des Echos de septembre 2006. Les émissions sont aujourd'hui surtout lancées à partir des pays du golfe, d'Asie (Malaisie, Indonésie). L'Afrique s'y intéresse, le Soudan en particulier. Outre les sukuks, les trois instruments les plus courants de la finance islamique sont la Moucharaka, la Mourabaha, l'Ijara.
Ces éléments sont précisés par le journal économique hebdomadaire les Afriques dans son édition du 28 février au 5 mars, qui annonce ,en page 5, que le premier forum mondial sur la finance islamique va avoir lieu à Casablanca en avril prochain. Le Maghreb serait de plus en plus intéressé par des produits financiers répondant à une forte demande des populations mais aussi d'autres pays comme la Gambie, la Mauritanie, et Djibouti qui possèdent déjà leurs propres banques islamiques.
Les pays occidentaux commencent à manifester eux aussi leur intérêt pour ce type de produits. Le Japon serait sur le point d'émettre un sukuk souverain. Le premier ministre britannique aurait déclaré vouloir faire de Londres, la capitale mondiale de la finance islamique: il a organisé un referendum sur le sujet en février dernier et fait procéder à des aménagements de la loi (Stamp Duty Land, financial act de 2007).
Cependant, précise l'auteur de l'article des Echos, ce marché à l'avenir prometteur pourrait être menacé par des divergences d'interprétation du Coran. "Certains religieux du Bahreïn critiquent ...ces produits, estimant qu'ils n'en respectent pas les principes".

Risque pays: les prévisions pour 2008.

Am08leadersimage_2 Lors du dernier Forum mondial de Davos qui s'est tenu du 23 au 27 janvier 2008, les experts du monde entier se sont exprimés sur tous les risques qui peuvent menacer la planète en utilisant une typologie presque aussi complète que celle qui est préconisée par l'auteur de ces lignes depuis dix ans(!). Le rapport global détaille risque par risque en comparant avec l'an passé, ce qui est attendu cette année, sur les plans géopolitique, économique et financier "systémique", scientifique et technologique, climatique et environnemental, énergétique, sociétal. Les prévisions ne sont pas plus optimistes que l'an passé à la même époque. L'incertitude sur le court et moyen terme est aussi grande qu'elle l'a été depuis dix ans, tant sur le plan économique où personne ne peut prédire comment va réagir l'économie mondiale face à la crise actuelle, que sur le plan géopolitique où une escalade des tensions est à craindre sur les zones de conflits en Iran, en Irak, en Afghanistan. De nombreux tableaux complètent l'ensemble des évaluations et leur donnent toute leur crédibilité. La conclusion met en exergue l'absolue nécessité d'une concertation et d'une action globale qui prenne en compte dés à présent les risques sur le long terme: l'inaction ne fera qu'affaiblir notre capacité à faire face aux nouveaux défis qui nous attendent.

Risque informatique: panorama de la cybercriminalité en 2007

Surveillanceordinateuraa042956getty Le Club de la Sécurité de l'Information Français (C.L.U.S.I.F) vient de publier son panorama de la cybercriminalité en 2007. Comme l'indique dans une excellente synthèse le Journal du Net, d'où est issue l'illustration ci jointe, le mot "sophistication" pourrait caractériser cette année, avec en particulier un exposé des menaces sur les nouveaux mondes virtuels très convaincant. Ce qui fait la valeur d'un tel panorama c'est qu'il a été réalisé en collaboration avec des entreprises privées (AIG, MacAfee, CERT-Lexsi, Orange...) et des organismes publics spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité (Police Judiciaire, Gendarmerie Nationale, Sûreté du Québec...). Conçu selon un plan mettant bien évidence les caractéristiques des menaces, chaque partie est conclue par une webographie précise.
Font donc l'objet de développements particuliers:

  • les mondes virtuels, dominés par l'appât du gain,
  • la volonté de déstabiliser, de perturber avec une analyse des attaques en réputation (affaire Castlecops), du hacking, de l'espionnage industriel (sur Mc Laren et Ferrari, Renault et Mc Laren, vols de secrets de fabrique des sociétés DuPont et Duracell), des opportunités de malveillance et de renseignement autour des réseaux sociaux, par la captation et la diffusion de données personnelles et confidentielles,
  • la sophistication des attaques,
  • les enjeux malveillants sur le e-commerce, avec les fraudes aux cartes bancaires via Internet, les escroqueries sur les sites d'enchères, via le "carding, le cashing (escroqueries ou circuits de blanchiment), le skimming" à l'échelle européenne,
  • l'évocation des faits marquants de l'année comme la cyberguerre en Estonie ou les cyberattaques chinoises dont il faut selon les auteurs relativiser la portée, les enjeux de sécurité sur les infrastructures de type Scada.

Le détail de tous ces éléments peut être directement téléchargé sur ce lien vers le site du CLUSIF.

Risque sécuritaire: la fraude au hit parade des actes criminels en entreprise

Images_dalton "La fraude reste une menace importante pour les entreprises avec un coût toujours très significatif": c'est la conclusion globale à retenir de la dernière et quatrième étude 2007 du cabinet PriceWaterHousecoopers, consacrée à la criminalité dans les entreprises en France, en Europe et dans le monde. Cette étude  , réalisée en collaboration avec l'agence allemande TNS-Emnid  et l'Economy and Crime Research Center de l'université Martin Luther de Halle-Wittenberg, met en exergue un certain nombre de conclusions dont voici les principales:

  • la fraude touche toutes les catégories d'entreprises,
  • la fraude reste l'un des risques majeurs: 43% des entreprises mondiales sondées ont reconnu en avoir été victimes dans les deux dernières années,
  • parmi les fraudes les plus répandues, les cas déclarés de corruption se trouvent au 3ème rang au niveau mondial,
  • aucun secteur n'est épargné: celui de l'assurance est le plus touché avec des pertes évaluées à 3,2 millions d'€ par entreprise, pour une perte globale tous secteurs confondus estimée à une moyenne de 1,7 millions d'€,
  • dans les cas de fraudes les plus sérieux, une fois sur deux, un salarié de l'entreprise est coupable,
  • la fraude existe de façon significative dans les pays émergents: 7 concentrent la moitié des pertes financières observées au niveau global; il s'agit de l'ensemble des pays regoupés sous l'appellation "Groupe E7": Brésil, l'Indonésie, Chine, Inde, Mexique, Russie et Turquie,

L'intérêt de cette étude, outre qu'elle détaille la méthode utilisée pour parvenir à ces résultats (plus de 5400 entreprises sondées) est qu'elle met en lumière des facteurs rarement mis en évidence, que de nombreux graphiques illustrent les démonstrations, et que des solutions sont proposées pour tenter d'enrayer ces phénomènes criminels.

A noter que de nombreux journaux ont fait état de cette étude et que le quotidien économique français les Echos en a fait une analyse fouillée dans son édition du vendredi 23 novembre dernier (article payant).

Cybercriminalité

Cybercriminalit Comme l'indique la Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information helvétique sur son site dans son rapport semestriel "les attaques lancées dans un dessein d'enrichissement illégitime contre des services financiers suisses et la menace due à l'espionnage industriel ciblé par Internet constituent les thèmes principaux du cinquième rapport semestriel de la Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information (MELANI)."
Outre l'intérêt d'une telle démarche, l'analyse prend également en compte l'évolution de la cybercriminalité mondiale, ce que le site de sécurité ZATAZ relate parfaitement dans sa rubrique acualités:
"Le rapport montre que les attaques classiques basées sur le principe du « phishing » et visant les services financiers suisses ont fortement baissé... Par contre, le nombre d’attaques réussies par maliciel a augmenté.... Les maliciels sont distribués le plus souvent par des courriers électroniques dont le nom de l’expéditeur est falsifié. Soit les logiciels nuisibles se trouvent dans l’annexe au courriel, soit un lien aboutit à un site spécialement préparé, qui télécharge le maliciel sur l’ordinateur de la victime sans que celle-ci ait fait quoi que ce soit. Dès qu’un ordinateur est infecté, un système d’e-banking, même bien sécurisé, n’offre plus aucune protection.

L’espionnage ciblé vise non pas seulement les exploitants d’infrastructures vitales, l’industrie de l’armement ou les administrations publiques, mais également les entreprises d’importance moyenne du secteur industriel ainsi que les fabricants d’articles de luxe ou de mode. Là aussi, la plupart des attaques impliquent le recours à des maliciels envoyés au moyen d’un courriel par un expéditeur dont le nom est falsifié. Ces courriels sont généralement adressés de façon ciblée à des collaborateurs déterminés. La formulation et le contenu se réfèrent aux activités de la victime. Celle-ci n’a donc aucun soupçon et ouvre les annexes truquées ou clique sur le lien figurant dans le courriel. Comme les attaques sont ciblées et qu’elles recourent à des maliciels spécialement créés, les antivirus ne les reconnaissent généralement pas."
Des raisons supplémentaires pour se préoccuper de la sécurité des systèmes d'information en utilisant sans compter les conseils formulés par les organismes spécialisés comme ceux de la Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d'Information,  de la C.N.I.L ou orientés entreprises comme Symantec, le Club de la Sécurité de l'Information Français (CLUSIF) sur lequel sont indiqués des liens vers d'autres sites travaillant sur ces questions

Risque sécuritaire: la piraterie maritime en augmentation en Asie du Sud Est et en Afrique

Piratevesselguinea Sur son site, dans sa rubrique "Commercial Crime Services", il est fait un point régulier hebdomadaire, "le weekly piracy report" sur les récents incidents de piraterie maritime survenus dans le monde. Le dernier en date, qui concerne la semaine du 18 au 21 août, signale une recrudescence de ces actes en Asie du Sud Est avec une alerte sur le Bangladesh (considéré à haut risque dans les environs de Chittagong), en Indonésie où bon nombre d'attaques pourraient ne pas avoir été recensées ainsi que dans les détroits de Malacca, de Singapour et au Vietnam.
Si l'Amérique centrale et du Sud ainsi que les mers des Caraïbes sont citées avec de simples mentions de risques au large des côtes du Brésil et du Pérou, il n'en n'est pas de même pour le continent africain et la Mer Rouge où de nombreuses attaques sont déplorées avec des prises d'otages assorties de fortes demandes de rançons au Nigeria, en Tanzanie, dans le Golfe d'Aden en mer Rouge et surtout en Somalie où de graves incidents continuent à se produire.
"Un million et demi de dollars : c’est le montant qu’aurait payé un armateur danois pour obtenir la libération, cette semaine, de cinq marins et la restitution de son navire, pris en otages par des pirates somaliens". C'est ce que rapporte le quotidien français Libération dans un article détaillé publié le samedi 25 août dernier.

"Si ce kidnapping se termine bien, ce n’est pas le cas de tous les autres. Début juin, des pirates auraient tué un marin chinois pour faire pression sur le propriétaire d’un bateau taïwanais. Le paiement de rançons serait devenu chose courante et les montants ne cesseraient d'augmenter : le Mariam Queen et ses 16 marins indiens avaient été relâchés en mai contre 100 000 dollars.
Depuis le début de l’année, 17 attaques ont eu lieu contre des navires au large des côtes somaliennes", ce que confirme Radio France Internationale dans un article publié en juillet 2007 et intitulé "Piraterie maritime: les risques augmentent en Afrique".
Ces attaques seraient perpétrées au moyen d'armes automatiques et de lance roquettes pour contraindre les navires marchands à s'arrêter. Les côtes du nord et de l'est semblent particulièrement visées. Les spécialistes de l'ICC Commercial and Crime  Services  recommandent  aux navires de s'éloigner  de plus de 200 milles  nautiques des côtes somaliennes.
Le détail de ces informations est précisé dans le rapport hebdomadaire sur la piraterie de l'ICC.

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